
Dans cet article, David, notre spécialiste de l’archétype des Messagers du blog de L’Éditrysse, explore la manière dont les écrivains...

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Découvrir tes motivations profondes d'écriture pour habiter pleinement ton identité d'écrivain
« Pourquoi tu écris ? » La question semble simple. Presque anodine. Et pourtant, si quelqu’un te la posait maintenant, là, en face de toi, que répondrais-tu vraiment ? Parce qu’il y a ce qu’on dit. Et il y a ce qu’on sait, tout au fond, sans toujours oser le formuler. La plupart des écrivains ont une réponse prête à l’emploi. Rodée, présentable, socialement acceptable.
Une réponse qui ne fait pas trop de place au vide, à la peur, ou à ce désir étrange et tenace qui te pousse vers les mots même quand la vie t’en détourne. Mais si tu es là, à lire ces lignes, c’est peut-être parce que tu sens que cette réponse-là ne suffit plus. Qu’il y a quelque chose de plus grand, de plus secret, de plus vrai et que le trouver pourrait tout changer.
« Pourquoi tu écris ? »
La question semble simple. Presque anodine. Et pourtant, si quelqu’un te la posait maintenant, là, en face de toi, que répondrais-tu vraiment ?
Parce qu’il y a ce qu’on dit. Et il y a ce qu’on sait, tout au fond, sans toujours oser le formuler.
La plupart des écrivains ont une réponse prête à l’emploi. Rodée, présentable, socialement acceptable. Une réponse qui ne fait pas trop de place au vide, à la peur, ou à ce désir étrange et tenace qui te pousse vers les mots même quand la vie t’en détourne.
Mais si tu es là, à lire ces lignes, c’est peut-être parce que tu sens que cette réponse-là ne suffit plus. Qu’il y a quelque chose de plus grand, de plus secret, de plus vrai — et que le trouver pourrait tout changer.

« J’ai toujours aimé les histoires. » ; « J’aime jouer avec les mots. » ; « Ça me détend. » Ces réponses ne sont pas fausses. Elles sont juste… incomplètes. Ce sont les premières couches, celles qu’on offre aux autres parce qu’elles sont digestes, parce qu’elles ne demandent pas d’explication, parce qu’elles ne révèlent rien de trop intime. Ce sont aussi, parfois, les réponses qu’on
se fait à soi-même. Parce que creuser plus loin, c’est risquer de trouver quelque chose de plus déroutant. Quelque chose qui ressemble à un manque. À une urgence. À une blessure. Et ça, on n’est pas toujours prêt à le regarder en face. Pourtant, c’est précisément là (dans cet endroit inconfortable) que se trouve la vérité de ton écriture.
« J’ai toujours aimé les histoires. »
« J’aime jouer avec les mots. »
« Ça me détend. »
Ces réponses ne sont pas fausses. Elles sont juste… incomplètes. Ce sont les premières couches, celles qu’on offre aux autres parce qu’elles sont digestes, parce qu’elles ne demandent pas d’explication, parce qu’elles ne révèlent rien de trop intime.
Ce sont aussi, parfois, les réponses qu’on se fait à soi-même. Parce que creuser plus loin, c’est risquer de trouver quelque chose de plus déroutant. Quelque chose qui ressemble à un manque. À une urgence. À une blessure.
Et ça, on n’est pas toujours prêt à le regarder en face.
Pourtant, c’est précisément là (dans cet endroit inconfortable) que se trouve la vérité de ton écriture.

Il y a une question que peu d’écrivains formulent ouvertement, mais que beaucoup portent en silence : Et si je disparaissais sans que ça compte ? Écrire, au fond, c’est souvent une réponse à cette peur-là. Une façon de dire : j’ai existé. J’ai pensé ces choses. J’ai ressenti ça. Et quelque part, dans ces pages, une partie de moi demeure. Ce n’est pas de la vanité. C’est de l’humanité. Le désir de laisser une trace est l’un des plus anciens que l’on connaisse ; il remonte aux mains
dessinées sur les parois des grottes, aux noms gravés dans la pierre, aux lettres que nos ancêtres écrivaient sachant qu’ils ne seraient peut-être plus là pour les voir lire. Toi aussi, peut-être, tu écris contre l’oubli. Contre ta propre disparition. Pour que quelque chose survive à ce corps, à cette vie, à ce silence qui viendra un jour. Et si c’est le cas, ce n’est pas une raison de moins d’écrire. C’est une raison de plus.
Il y a une question que peu d’écrivains formulent ouvertement, mais que beaucoup portent en silence : Et si je disparaissais sans que ça compte ?
Écrire, au fond, c’est souvent une réponse à cette peur-là. Une façon de dire : j’ai existé. J’ai pensé ces choses. J’ai ressenti ça. Et quelque part, dans ces pages, une partie de moi demeure.
Ce n’est pas de la vanité. C’est de l’humanité. Le désir de laisser une trace est l’un des plus anciens que l’on connaisse ; il remonte aux mains dessinées sur les parois des grottes, aux noms gravés dans la pierre, aux lettres que nos ancêtres écrivaient sachant qu’ils ne seraient peut-être plus là pour les voir lire.
Toi aussi, peut-être, tu écris contre l’oubli. Contre ta propre disparition. Pour que quelque chose survive à ce corps, à cette vie, à ce silence qui viendra un jour.
Et si c’est le cas, ce n’est pas une raison de moins d’écrire. C’est une raison de plus.

Il y a des choses qu’on ne comprend pas tant qu’on ne les a pas écrites. Des émotions trop grandes pour qu’on puisse les tenir dans la tête. Des situations complexes qui refusent de se laisser démêler autrement que par les mots. Des deuils, des joies, des colères, des amours, etc. qui n’ont pris leur vraie forme que sur le papier. Écrire, pour beaucoup, c’est une façon de penser. Pas de mettre en mots ce qu’on a déjà pensé, mais de penser grâce aux mots. De
découvrir ce qu’on ressent au moment même où on le formule. C’est une forme d’intelligence rare et précieuse. Et elle dit quelque chose d’essentiel sur qui tu es : tu es quelqu’un qui a besoin de donner du sens. Qui ne se contente pas de traverser les expériences mais qui les interroge, les retourne et les habite pleinement. L’écriture est ton outil de compréhension du monde. Et du coup, elle n’est pas un à-côté de ta vie. Elle est au cœur de la façon dont tu vis.
Il y a des choses qu’on ne comprend pas tant qu’on ne les a pas écrites.
Des émotions trop grandes pour qu’on puisse les tenir dans la tête. Des situations complexes qui refusent de se laisser démêler autrement que par les mots. Des deuils, des joies, des colères, des amours, etc. qui n’ont pris leur vraie forme que sur le papier.
Écrire, pour beaucoup, c’est une façon de penser. Pas de mettre en mots ce qu’on a déjà pensé, mais de penser grâce aux mots. De découvrir ce qu’on ressent au moment même où on le formule.
C’est une forme d’intelligence rare et précieuse. Et elle dit quelque chose d’essentiel sur qui tu es : tu es quelqu’un qui a besoin de donner du sens. Qui ne se contente pas de traverser les expériences mais qui les interroge, les retourne et les habite pleinement.
L’écriture est ton outil de compréhension du monde. Et du coup, elle n’est pas un à-côté de ta vie. Elle est au cœur de la façon dont tu vis.

Voilà une motivation qu’on avoue rarement, parce qu’elle semble trop vulnérable. Trop avouable. Et pourtant. Combien d’écrivains ont commencé à écrire parce qu’ils avaient l’impression de ne pas être entendus ? Parce que leur voix, dans le monde réel, semblait trop petite, trop décalée, trop différente ? Parce qu’il y avait en eux des choses qui ne trouvaient pas leur place dans les conversations ordinaires ? Écrire, c’est parfois se donner enfin la parole. Construire l’espace où ce qu’on pense, ce qu’on ressent, ce qu’on voit a le droit d’exister entièrement.
Sans être interrompu, sans être minimisé, sans devoir se justifier. C’est aussi espérer, quelque part, que quelqu’un lira et dira : moi aussi. Ce moment-là, quand un lecteur te rejoint dans ce que tu as osé écrire, est l’un des plus puissants qui soit. Parce qu’il transforme la solitude en connexion. Parce qu’il prouve que tu n’es pas seul à penser, à ressentir, à te débattre avec tout ça. Si tu écris pour être entendu, ne t’en excuse pas. C’est l’un des actes les plus courageux et les plus généreux qui soit, celui d’offrir tes mots pour que d’autres se sentent moins seuls.
Voilà une motivation qu’on avoue rarement, parce qu’elle semble trop vulnérable. Trop avouable.
Et pourtant.
Combien d’écrivains ont commencé à écrire parce qu’ils avaient l’impression de ne pas être entendus ? Parce que leur voix, dans le monde réel, semblait trop petite, trop décalée, trop différente ? Parce qu’il y avait en eux des choses qui ne trouvaient pas leur place dans les conversations ordinaires ?
Écrire, c’est parfois se donner enfin la parole. Construire l’espace où ce qu’on pense, ce qu’on ressent, ce qu’on voit a le droit d’exister entièrement. Sans être interrompu, sans être minimisé, sans devoir se justifier.
C’est aussi espérer, quelque part, que quelqu’un lira et dira : moi aussi. Ce moment-là, quand un lecteur te rejoint dans ce que tu as osé écrire, est l’un des plus puissants qui soit. Parce qu’il transforme la solitude en connexion. Parce qu’il prouve que tu n’es pas seul à penser, à ressentir, à te débattre avec tout ça.
Si tu écris pour être entendu, ne t’en excuse pas. C’est l’un des actes les plus courageux et les plus généreux qui soit, celui d’offrir tes mots pour que d’autres se sentent moins seuls.

Quelque chose se déplace, quand on sait vraiment pourquoi on écrit. Ce n’est plus une activité parmi d’autres. Ce n’est plus un loisir coupable, une ambition inavouable, un truc qu’on fait « quand on a le temps ». C’est une nécessité. Une façon d’être au monde. Une partie irréductible de soi. Et cette clarté-là change tout, concrètement. Elle change la façon dont tu protèges ton temps d’écriture justement parce que tu sais ce que tu perds quand tu le sacrifies.
Elle change la façon dont tu traverses les pannes et les doutes, parce que tu sais pourquoi tu reviens, toujours. Elle change même la façon dont tu parles de toi : parce que tu n’as plus besoin de te justifier d’être écrivain. Tu sais ce que ça signifie pour toi. Et ça, personne ne peut te l’enlever. Connaître ton « pourquoi », c’est passer d’une identité fragile, dépendante du regard des autres, à une identité ancrée. Solide. Vivante.
Quelque chose se déplace, quand on sait vraiment pourquoi on écrit.
Ce n’est plus une activité parmi d’autres. Ce n’est plus un loisir coupable, une ambition inavouable, un truc qu’on fait « quand on a le temps ». C’est une nécessité. Une façon d’être au monde. Une partie irréductible de soi.
Et cette clarté-là change tout, concrètement.
Elle change la façon dont tu protèges ton temps d’écriture justement parce que tu sais ce que tu perds quand tu le sacrifies. Elle change la façon dont tu traverses les pannes et les doutes, parce que tu sais pourquoi tu reviens, toujours. Elle change même la façon dont tu parles de toi : parce que tu n’as plus besoin de te justifier d’être écrivain. Tu sais ce que ça signifie pour toi. Et ça, personne ne peut te l’enlever.
Connaître ton « pourquoi », c’est passer d’une identité fragile, dépendante du regard des autres, à une identité ancrée. Solide. Vivante.
Si tu es allé jusqu’ici dans ta lecture, si ces questions t’ont traversé, si quelque chose en toi a résonné, c’est que tu es le genre d’écrivain qui ne se contente pas d’écrire.
Tu cherches à comprendre pourquoi tu écris. À habiter pleinement cette part de toi. À lui donner la place qu’elle mérite dans ta vie.
Ce travail-là, intérieur, exigeant, souvent silencieux, est au cœur de ce qui est exploré dans le livre « Écrivains, 10 façons d’exister.

✦ Parce que l’identité d’écrivain ne se construit pas seulement à travers les mots qu’on pose sur la page. Elle se construit aussi, et peut-être surtout, dans la façon dont on se réconcilie avec soi-même en tant qu’écrivain.

CECI EST UN EXTRAIT - Le nombre de pages affiché est limité

Les pages 12 à 199 ne sont pas incluses dans cet extrait


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Et cette réconciliation commence toujours par la même question : pourquoi tu écris, toi, vraiment ?
Tu peux commencer à y répondre dès aujourd’hui. Prends cinq minutes, une feuille, un stylo ou directement dans l’espace commentaire et écris sans censure les premières choses qui viennent. Tu pourrais être surpris de ce que tu trouves.

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